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Personnage
L'actuelle matriarche de Fisalia, Cantarella, le Fléau. Une noble mystérieuse, dont la beauté est aussi captivante que dangereuse. Elle réside dans un château en forme de couronne perché au sommet de la montagne, où les rêves illusoires coulent comme des ruisseaux, soigneusement tissés de ses propres mains.
Niveau : Public Registre de l'examen de Rosemary, de l'Apothicaire Fisalia : Édition spéciale approuvée par la matriarche de famille Il est clair que l'actuelle tête de la famille Fisalia, Dame Cantarella, représente le summum du Forte de la famille lié au poison. C'est un grand honneur d'avoir été invitée au château pour son examen, ainsi que d'avoir eu un accès illimité au jardin du Fort Porto-Veno pour des fins de recherche. L'aptitude de Dame Cantarella est une forme rare de toxine hallucinogène, différente des poisons mortels plus communément vus dans la famille. Contrairement aux poisons typiques, cette toxine ne cause pas la mort immédiate. Lorsque des essaims de méduses émergent de son parasol, une mer illusoire exquise se forme autour d'elle. L'individu empoisonné commencera par avoir des hallucinations, peut-être leurs désirs les plus profonds ou des illusions créées. S'ils restent trop longtemps dans cette mer, la paralysie s'installe, suivie de l'inconscience et, en fin de compte, si les effets persistent, la mort. Le contrôle de Dame Cantarella sur son aptitude est rien de moins que magistral. À son plus raffiné, elle peut induire des hallucinations sans causer de dommages physiques. Bien que ce pouvoir soit une épée à double tranchant, causant souvent du mal à l'utilisateur également, la manière gracieuse et composée de Dame Cantarella suggère qu'elle n'est pas trop affectée par les « Rêves ». Ou du moins, c'est ce qu'il semble... peut-être? Note : Dame Cantarella est bien consciente de ses capacités. C'est une rare exception qu'elle m'a permis de l'examiner. Pour être honnête, cela me rend un peu nerveuse... J'espère que je n'ai pas commis d'erreurs.
Niveau : Ultra secret Dossier de Sebastian, intendant de la famille Fisalia : gestion de la santé mentale de la cheffe de famille Les expériences de son enfance, les épreuves et l'utilisation prolongée de son Forte « Rêve illusoire » ont causé des dommages irréparables à son esprit et à son corps. Actuellement, une partie de son enregistrement de fréquence est manquante. D'après les pics des ondes observés, la partie manquante devrait être abrupte, frôlant le seuil d'Overclocking... Les formes d'onde restantes montrent une rare divergence bipolaire et, dans le pire des cas, plusieurs formes d'onde distinctes semblent avoir émergé : * L'onde α fluctue sauvagement. * L'onde β est extrêmement stable, sans signes de fluctuation anormale. * L'onde γ a une amplitude courte et semble sous-développée. * L'onde δ est ▇#%/@▇▇ (*…(@!#¥#…¥▇▇▇▇▇▇%&#%¥#%&¥%▇▇#……%) Erreur de système, avertissement. Erreur de système, illisib▇▇▇%&
L'actuelle matriarche de Fisalia, Cantarella, le Fléau. Une noble mystérieuse, dont la beauté est aussi captivante que dangereuse. Elle réside dans un château en forme de couronne perché au sommet de la montagne, où les rêves illusoires coulent comme des ruisseaux, soigneusement tissés de ses propres mains.

Cantarella - Tenue par défault
Sur le robe de Cantarella le Fléau, les couleurs changent selon la lumière pour révéler des nuances diverses. À l'image d'une créature venimeuse tapie au fond de la mer, elle est à la fois belle, dangereuse et envoûtante.
La lumière filtrant à travers le vitrail projetait un motif tacheté sur le canapé pourpre. Des lampes vacillaient doucement dans la pièce violette. Plusieurs figures indistinctes étaient assises autour de la table ronde. Certaines se prélassaient dans la lumière, d'autres étaient à moitié immergées dans la pénombre. La dame, qui semblait être l'organisatrice de cette réunion de par sa position, parla la première. Elle avait de longs cheveux soyeux violets, et ses yeux indigo, voilés d'une légère brume, lui donnaient un air éthéré, presque onirique. Étendue nonchalamment sur le canapé, elle jouait distraitement avec le pendentif en saphir sur sa poitrine, une habitude qu'elle avait prise à chaque fois qu'elle était perdue dans ses pensées. « Je vous ai réunies pour discuter d'une chose, » commença-t-elle. « Où devrions-nous rester ? Dans le « Rêve », ou dans la réalité ? » « Puisque nous avons erré à la lisière des rêves, devrions-nous demeurer ici, dans cette illusion, où tout nous est familier, léger et délicat comme des bulles ? Ou devrions-nous aller de l'avant, vers la réalité, où nous pourrions affronter l'inconnu... mais aussi voir des choses que nous n'avons jamais vues ? » Une voix paresseuse mais ferme interrompit ses paroles. « Comme tu es faible, Cantarella. Tu es peut-être à la tête de la famille maintenant, mais d'après ce que je vois, tu es loin d'en avoir les compétences. » Une silhouette émergea des ombres, une femme aux longs cheveux en cascade tels une chute d'eau. Elle portait le même pendentif en saphir et dégageait une grâce similaire à celle de Cantarella, mais avec le poids indéniable de l'expérience et de l'autorité. Ses yeux violets brillaient d'un éclat condescendant. « Cette réunion est inutile. Verse simplement le Rêve de velours dans la cascade derrière le château, et laisse tout Ragunna sombrer dans un rêve sous ton contrôle. C'est ainsi que nous pourrons être partout à notre place. » « Réponse invalide, » répondit Cantarella avec légèreté, sans changer de ton. « Mais si tu insistes, cela sera compté comme un vote pour le "Rêve illusoire". Bien que cela semble un peu fou et peu pratique, je vais quand même le noter par souci d'équité. » Une jeune fille assise à côté d'eux ouvrit un carnet rempli d'étranges gribouillages. Elle trouva un petit espace qui n'était pas envahi par des recettes de potions et traça une ligne nette d'un mouvement de poignet. « Je m'abstiens, » dit-elle nonchalamment. « Cette discussion ne changera probablement rien. Tu as déjà ta réponse, n'est-ce pas ? Pour moi, peu importe où nous restons. » Elle referma rapidement son carnet et secoua son châle blanc. Ses yeux d'azur reflétèrent la lumière, renvoyant un mélange d'ombres et de lueurs. « Pourquoi ne pouvons-nous pas faire simple et suivre notre cœur ? Cantarella, tu aimes regarder les oiseaux par la fenêtre, et tu aspires à une vie de liberté. Alors, fais ce qui te semble juste, » dit la plus jeune, allongée sur le canapé, ses mains suivant paresseusement le mouvement des particules de poussière dansant dans des rayons de lumière. « Il faut une discussion sérieuse pour cette décision importante, » répondit Cantarella, sa voix teintée d'une pointe d'impuissance. « Commençons par toi alors. Explique-nous ton choix et la raison qui le motive. »
Cette couronne d'un violet foncé suce chaque goutte de sang s'écoulant du front qui est piqué par ses épines toxiques à l'instant qu'elle y est placée. Ce n'est qu'en s'imprégnant du sang et des larmes des âmes qui luttent contre le chaos des profondeurs qu'elle est capable de porter les plumes sacrées de la divinité. Telle est la gloire de la famille Fisalia, et son destin inéluctable. Mais qu'en est-il de chaque membre de la famille ? Dans les profondeurs, ils souffrent des murmures sournois, jusqu'à ce que le moindre éclat de la véritable foi dans leur cœur s'éteigne, perdu dans l'abîme. Le prochain à porter la couronne reprendra le flambeau, et ainsi le cycle perdure, ininterrompu, sans début ni fin. Fleurs parfumées mais toxiques, Larmes vénéneuses incolores et insipides, Organes tordus et brumes exhalées de poisons, Neurotoxines, Biotoxines, Toxines métalliques… Ces poisons et toxines, fierté des Fisalia, et les talents qu'ils engendrent, sont voués à être réduits à néant par les murmures... En fin de compte, leur seule véritable utilité se révèle dans la recherche de la mort, que ce soit celle des Fisalia eux-mêmes ou celle de leurs partenaires. Cela avait longtemps été la norme jusqu'à ce que je développe la capacité « Rêve illusoire ». Lorsque les épines de la couronne s'enfoncent dans ma chair, le sang coule en teintes étranges et chatoyantes. Le thé noir infusé au mercure a le goût d'un nectar riche et mielleux, tandis que les scones imbibés de jus de rose de gelée sont délicatement sucrés. La chaleur brûlante dans ma gorge s'apparente à engloutir une cerise entière, et la sensation d'étouffement est telle la dérive dans une mer infinie... Lentement, la douleur s'estompe, et le corps et l'esprit deviennent légers comme l'air. Les bouteilles de poisons se brisent sur le sol, et nos expressions s'adoucissent. Impuissants, les murmures se diluaient dans le Rêve illusoire qui apaisait toute discorde. Parmi les ondes chatoyantes, la couronne d'épines autrefois âpre s'amollissait... Si douce qu'elle forme des plis délicats, reposant légèrement sur ma tête. Elle devient légère et pure, comme les plumes du coursier céleste. C'est pourquoi je vote pour le « Rêve illusoire ». Après tout, quel mal y a-t-il à se bercer dans cette illusion ? N'avons-nous pas tous erré ici pendant si longtemps ? Laissez le « Rêve de velours » se déverser dans la cascade derrière le château, et Ragunna sombrer dans un rêve né de ma volonté… Rassurez-vous, c'est une blague. Je ne veux contrôler personne, juste offrir à tous une existence plus sereine. Le fait est que le « Rêve illusoire » est en nous, et qu'on le veuille ou non, il ne nous quittera plus.
Dans la pièce faiblement éclairée, chargée d'une odeur particulière, une lumière tamisée illuminait un vieux carnet et un étrange chaudron. La jeune femme, enveloppée dans un châle blanc, griffonnait des notes dans le livre tout en jetant occasionnellement des ingrédients dans le chaudron. La fumée qui s'en échappait assombrissait ses vêtements et son visage, y laissant des taches noires et violettes. Elle s'essuya néanmoins le visage négligemment, indifférente au désordre. Eau distillée, menthe poivrée, graine de ricin, feuilles de poisson bernacle, romarin... L'effluve frais, la toxicité légère, avec des effets apaisants et analgésiques. Cela pourrait traiter le syndrome commun de la Matière Grise Infantile observé récemment... Je vais écrire cette recette sur une petite note pour que Chloé la lise plus tard. Paille double, okra de mer, feuilles de balane, jus de pomme de mer... L'odeur était désagréable, et la toxicité puissante, bien qu'elle puisse contrer certaines réactions de paralysie nerveuse. Hmm, mais il y a des effets secondaires... Peu importe, je vais la garder. Sève de l'okra de mer, feuilles de balane séchées et écrasées, un trait de jus de pomme de mer, une touche de jus de Rose-Gélatine... La toxicité de la gelée est trop forte. Efficace, mais trop risqué. Écrasez les feuilles de balane, arrosez de jus de violacas, mélangez avec le sève de l'okra de mer, ajoutez un peu de jus de pomme de mer, et laissez fermenter dans une fiole en verre... Terminé. Une fois consommé, il apaise l'esprit et neutralise la plupart des réactions aux poisons. Je devrais en distribuer à tout le monde pour traverser les épreuves des prochains jours. Et pour le nom... Hmm, je vais l'appeler « Rêve de velours ». Les ingrédients, la méthode de traitement, la séquence de préparation et la température ambiante... En gérant chaque étape au bon moment, je peux préparer l'élixir parfait. Je crois que la même chose s'applique à la vie même. Au bon moment, avec les bonnes étapes, la plupart des problèmes peuvent être résolus. Peu importe à quel point les règles sont illogiques ou la brutalité de la situation, il y a toujours un moyen de trouver une bonne approche. Par conséquent, j'ai pénétré les ténèbres accompagnée de ma lampe, affrontant mes peurs. L'abîme se moquait de moi... solitaire, faible, incapable de m'adapter. Ses hurlements moqueurs résonnaient dans les couloirs avec les voix déformées des anciens chefs de famille, leurs murmures m'engloutissant. Sérieuse, rigide, pâle, sombre, silencieuse... Ils me connaissaient trop bien, capables de prévoir chacun de mes mouvements afin de me piéger sans effort. Mais malgré tout, j'ai joué mon tout premier et dernier tour. J'ai bu une large dose de Rêve de velours à l'avance. Au moment où les épines venimeuses des tentacules perçaient ma peau, j'ai pressé la Méduse Rose-Gélatine contre ma tête. La violence des toxines a déferlé dans mes veines et a failli me mettre en pièces. Mon âme oscillait entre la vie et la mort, sur le point de jaillir à travers ma gorge brûlante. Je ne pouvais pas dire si c'était du sang, des larmes ou de la sueur mélangés aux restes de la potion... Tout dégoulinait sur la lampe presque éteinte. Une petite méduse chancelait devant la faible lumière. Quand j'ai levé les yeux, les ténèbres se sont dissipées, et ma vision floue a laissé place aux illusions vives et colorées. Ça a marché. Alors, comme je l'ai dit, tous les problèmes peuvent être résolus avec les bonnes étapes au bon moment, même si nous ne sommes qu'une partie du processus. Depuis lors, je suis restée dans un état perpétuel entre la vie et la mort, entre les rêves et la réalité. Je surprends souvent des aperçus d'illusions persistantes, comme la fille au chapeau rouge. Qui est-elle ? Est-ce moi ? Ou quelqu'un d'autre ? Je n'arrive pas à le comprendre. Quoi qu'il en soit, je vais m'abstenir de voter. Peu importe si c'est dans le rêve ou la réalité. J'y suis habituée, et je peux survivre n'importe où.
Aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours vécu dans cette grande maison vide. Je marche d'un bout à l'autre, connaissant chaque carreau du sol et chaque bouteille de potion sur les étagères. La maison est grise, sombre et silencieuse. La seule fois où elle semble vivante, c'est quand un oiseau passe devant la fenêtre. Je regarde le battement de ses ailes blanches, devenant un petit point avant de disparaître. Le ciel est bleu clair au loin, et les arbres sont vert vif. C'est une scène paisible. C'est alors que je me demande... que se passe-t-il dans cette forêt touffue ? Peut-être qu'une princesse y vit une aventure ? Imaginez qu'il y ait une princesse futée qui sait repérer une pomme empoisonnée. Pour échapper à un serpent qui la poursuit, elle monte sur un oiseau qui vient à son secours, volant haut dans le ciel, où elle sauve une fille aux chaussures rouges qui ne peut pas s'arrêter de danser, puis plonge dans la mer pour sauver une sirène qui n'est presque plus qu'écume. À la fin, l'oiseau les porte tous, volant jusqu'à arriver à bout de force, et il atterrit dans un château... Mais, à quoi ressemble le château ? J'espère qu'il n'est pas comme le manoir où je vis, aussi grand qu'ennuyeux... Désolée, c'est probablement décousu, n'est-ce pas ? Eh bien... maman et papa ont toujours dit que les filles de la famille Fisalia n'ont que faire des contes de fées et autres chimères. Notre bibliothèque se devait d'être plus... pragmatique. Le Grand Traité des Poisons, Les Élixirs Ancestraux des Fisalia, et ou encore Les Cent-huit Venins Méconnus... Des ouvrages certes instructifs, mais à la longue, d'un mortel ennui. Cependant, mes parents disent que je dois tout mémoriser pour qu'un jour, je puisse me sauver moi-même, ou peut-être devenir une Demoiselle ou la cheffe de famille. Cela semble être une immense responsabilité. Je ne comprends pas encore, mais je ferai ce qu'ils disent. Ils sont toujours occupés, toujours à courir partout. À chaque départ, le même rituel : la porte verrouillée, vérifiée, revérifiée. Je ne comprends pas pourquoi plus ils sont occupés, plus ils sont maigres. Et pourquoi boivent-ils autant « d'eau » et marmonnent-ils des choses étranges ? J'ai aussi appris à réciter les mots : « C'est la gloire et le destin des Fisalia. » Bref, comme j'ai grandi, j'ai dû déménager dans une autre maison. Quand je suis partie, ils avaient l'air fiers, mais leurs yeux étaient pleins de larmes. « En effet, messire, notre enfant a un grand talent, surtout dans l'art subtil des poisons. » « Oui, devenir candidate pour les épreuves est la gloire et le destin des Fisalia. » C'était la première fois que je quittais la maison. Mes pas ont effrayé les corbeaux sur l'arbre mort devant la porte. Ils ont agité leurs ailes noires et ont volé vers un château énigmatique au loin. Oh, désolée, je m'égare encore. Ce que je voulais dire, c'est que, quand on a volé dans le ciel et à travers les rêves durant si longtemps, on commence à manquer la sensation d'avoir les pieds sur terre. Évidemment, on pourrait marcher dans la boue ou sur des pierres pointues, mais c'est réconfortant de poser chaque pas sur la terre. Donc, pour le vote, je choisis la réalité, à savoir « L'autre côté du rêve ». Les adultes adorent ces termes sophistiqués. Mais tu sais ce que ton cœur désire vraiment, n'est-ce pas ? Pas seulement dans les rêves, mais aussi dans la réalité. Tu peux ouvrir la porte et être avec tout le monde, volant aux côtés des oiseaux blancs, et apporter à tous une fin heureuse.
Dans cette chambre aux teintes mauves, les voix s'entrelaçaient. Tour à tour impérieuses et envoûtantes, glaciales et résolues, cristallines et ingénues... elles tissaient une tapisserie sonore aux accents de rêve. Les lueurs saphir scintillaient d'une autorité silencieuse tandis que les pages d'un livre bruissaient dans l'air tiède. Les effluves sucrés des viennoiseries tout juste sorties du four se fondaient dans cette chaleur bienveillante, créant une atmosphère douce et éthérée. Cantarella saisit la fragile théière et versa le thé. Le liquide qui s'écoula n'arborait plus ses habituelles nuances violacées, mais offrait plutôt la limpidité réconfortante. « Merci pour vos avis, » dit-elle en posant la théière. L'arôme frais emplit la pièce. « J'ai pris ma décision. » « Je continuerai de porter la couronne, car ses épines toxiques ont déjà pénétré profondément dans mes os, et le Rêve illusoire est une partie de moi que je ne peux pas enlever. » « Je continuerai à préparer des potions, car elles ne sont pas nécessaires qu'aux Fisalia. » « Je sortirai et suivrai le vol des oiseaux, dans les montagnes et les rues. Les murmures qui nous piégeaient autrefois ont disparu, et nous sommes désormais libres. » « Je suis toujours dans le rêve, mais je m'efforcerai de sentir le sol sous mes pieds... Dans ce moment fugace entre rêve et réalité, je m'accrocherai à ce qui est réel. » Cantarella prit une profonde inspiration, ouvrant lentement les yeux. Elle venait à peine de se réveiller d'une courte sieste de l'après-midi, sortant d'un rêve à la fois brumeux et pourtant lucide. La lumière du soleil à trois heures de l'après-midi filtrait à travers la fenêtre de verre, projetant une lueur tranquille sur la pièce. Les seuls bruits présents étaient le doux bouillonnement du thé et sa respiration régulière. Elle prit sa tasse et en avala une gorgée. L'arôme frais apaisa l'agitation de la Marque taciturne dans sa bouche, autrefois liée à l'illusion ou à la douleur. C'était le thé qu'elle avait acheté plus tôt ce matin à Ragunna, un simple thé ordinaire. La douce saveur et le parfum subtil lui rappelaient le vent de la campagne, des gouttes de rosée suspendues sur des feuilles fraîches... C'était donc le goût du bonheur après que tout s'était calmé. La porte s'est ouverte en grinçant. D'un geste gracieux, elle remplit une nouvelle tasse qu'elle tendit à la personne qui venait d'arriver. Avec ses cheveux noirs et des yeux dorés, sa présence rassurante et sa force inébranlable insufflaient à la pièce une sérénité. Cet après-midi calme et tranquille était un miracle accordé par {Male=lui;Female=elle}. La douce lumière du soleil effleurait la pièce, et un parfum rafraîchissant flottait entre {Male=eux;Female=elles}, remplissant l'espace autour des deux tasses de thé. Elle leva ses yeux indigo, la brume s'étant depuis longtemps dissipée, son regard était désormais semblable à une mer calme, avec juste une douce ondulation d'émotion.
Puis-je te préparer un pichet de jus de Violaca ? Il apaise les nerfs et soulage la fatigue. Tu dois apprendre à te détendre. N'oublie pas de prendre soin de toi pendant que tu t'occupes des autres.
Ces méduses ne sont-elles pas des créatures étonnantes ? Viens, sens leur peau, caresse-les... N'aie pas peur. Je ne me résoudrai jamais à te faire du mal. Elles veulent simplement enrouler leurs tentacules doux autour de ton doigt, et t'emmener dans un doux rêve.
Certains voient dans les rêves des passés tachés, d'autres des futurs sombres... mais pour ceux confinés dans la réalité, le rêve offre un doux répit. Que vois-tu dans tes rêves, si ce n'esst rien du tout ? Regarde-toi, hé hé, tu dors si profondément.