Loading...

Personnage
Ancienne synchroniste de l'Exoarpenteur à l'institut Rabelle. Aujourd'hui, elle est un fantôme numérique qui chante dans la mer d'étoiles.
[Récupéré dans les archives du collectif Trek-spatial : Académie Brandétoile - Registre des étudiants] [Rapport évaluatif de Forte RA2362-G] Nom de l'étudiante : Aemeath Qualification de synchroniste : confirmée Aperçu de son Forte : La courbe de Rabelle du sujet témoigne d'un accroissement constant, qui converge dans un état oscillatoire stable. D'après les paramètres actuels, le sujet est classifié comme Résonatrice naturelle. La Marque taciturne détectée se trouve dans la région thoracique. D'après les dossiers personnels transmis avant son intégration, ainsi que les rapports rédigés par le sujet lui-même, l'individu ▇▇▂▇▋▌▏▉█… Eh bien. Malheureusement, ce rapport n'a plus guère de valeur de référence aujourd'hui. Après tout, il a été rédigé de mon vivant. Permettez-moi de le compléter moi-même. À présent, je suis une synchroniste de l'Exoarpenteur. Ma Marque taciturne a subi des changements considérables depuis lors. Son état n'est… pas vraiment stable. Mes capacités actuelles me permettent cependant de manifester un mecha et de me synchroniser immédiatement avec lui. En d'autres termes… oui, je me transforme. Afin d'optimiser mon efficacité au combat, j'ai également écrit une structure opératoire indépendante pour mon unité. Les résultats de la simulation actuelle sont prometteurs. La synchronisation se fait sans accroc, et me permet d'utiliser plus efficacement toute la portée de couverture du laser. De plus, je suis capable de pénétrer dans les systèmes de données sous la forme d'un fantôme numérique. Cela dit, ce pouvoir ne fait pas, à proprement parler, partie de mon Forte. C'est davantage le corollaire d'un état spécial qui survient lors de la synchronisation…▇▉▇▇▂▇ « C'est étrange… pourquoi le fichier de cette étudiante est-il corrompu ? Il ne contient que des erreurs de données. » « La synchroniste disparue ? Je vois… Signale-le à la directrice Lucilla. »
La courbe de Rabelle du sujet montre un motif d'oscillation elliptique. La représentation du domaine temporel demeure stable et ne présente aucun signe de fluctuations anormales. Les mesures globales demeurent dans les paramètres opérationnels ordinaires. Conclusion du diagnostic : - Le seuil d'Overclocking reste dans les limites acceptables. Stabilité élevée. Aucun risque immédiat d'Overclocking. - Aucun antécédent d'Overclocking observé. La courbe de Rabelle demeure stable. - Une intervention psychologique n'est pas requise pour le moment. « Aemeath… elle est restée stable tout au long de cette année académique. Ceci dit, nous devrions garder son état mental à l'œil. Au moindre changement, une intervention psychologique doit être immédiatement initiée. » « Mais… elle a toujours l'air si enjouée. » « C'est exactement pour ça que nous observons sans interférer. Si c'est la vie qu'elle a choisi, alors nous la respecterons. Nous devrons simplement remplir notre rôle de professeurs. »
Ancienne synchroniste de l'Exoarpenteur à l'institut Rabelle. Aujourd'hui, elle est un fantôme numérique qui chante dans la mer d'étoiles.

Aemeath - Tenue par défaut
Une combinaison de pilotage de l'Académie Brandétoile, conçue pour les Synchronistes de l'Exoarpenteur. Tandis que ce spectre numérique erre en silence dans les couloirs, les pans de sa tenue scintillent de distorsions numériques. Ce costume, tissé de ses propres souvenirs, est la dernière preuve qu'elle a été un jour véritablement humaine.
Un flocon de neige se posa sur le nez d'Aemeath. Le froid la chatouilla légèrement. Elle observa le lac quelques instants, et se ravisa de provoquer une éclaboussure. Elle se souvint de cet autre jour, sur les terres givrées, où elle avait extirpé des algues à épillet de l'eau pour s'en faire des épées. Les Phoques de neiges volantes étaient ses adversaires, et elle était l'illustre héroïne. Ces créatures calmes et molles ne faisaient jamais le poids, et elle l'emportait haut la main. Mais cette fois, elle était allée trop loin. Les morceaux d'algues finirent éparpillés aux quatre coins du cottage : elle avait laissé derrière elle un bazar épouvantable. Lorsque cette personne est rentrée chez elle et l'a vu, {Male=il est resté ;Female=elle est restée} bouche bée pendant plusieurs minutes. Bien entendu, Aemeath reçut le savon de sa vie. Mais la culpabilité d'avoir été trop sévère envers un enfant prit rapidement le dessus et, très vite, cette personne lui acheta une montagne de cartouches de jeu en guise d'excuse. Cela fonctionna aussitôt. Aemeath se plongea aussitôt dans les jeux vidéo et oublia tout de ses combats contre les phoques. Parmi tous ces jeux, ses favoris furent la série des Space Fantasy: Katya. Voyager à travers l'espace pour sauver l'univers en incarnant un héros calme, beau et légèrement mélancolique… c'était parfait. Personne ne pouvait y résister. Un jour, Aemeath ouvrit la porte et trouva cette personne assise sur le sofa, plongée dans sa lecture. Elle s'assit joyeusement à ses côtés, et lui tendit la manette. « Joue avec moi », disait son langage corporel sans équivoque. Aucune autre explication n'était nécessaire. Cette personne lui sourit, tapota son nez, et acquiesça. Dehors, l'hiver persistait, mais la cheminée, elle, crépitait inlassablement et emplissait la pièce d'une tranquillité chaleureuse et paisible. Au terme d'une longue séance de jeu, Aemeath prit enfin la parole. « Arrêtons-nous là pour aujourd'hui. Oh, devine quoi ? J'ai trouvé une pièce cachée sur le côté droit de la carte ! Le mot de passe est 9072. On peut jouer à Lahai-Roi Blocks, dedans. C'est super marrant. » « Tiens, ça m'étonne. », avait répondu cette personne. « Tu n'avais pas hâte de finir ta quête et de sauver le monde, hier ? » Aemeath secoua la tête et partit d'un grand rire. « C'est vrai, mais plus maintenant. En plus, si on termine la quête, le jeu s'arrête aussi… Moi, je veux continuer de jouer avec toi. » Même quand on sauve le monde, il faut savoir prendre des pauses, pas vrai ? Se reposer, c'est important ! » Une main chaude se posa sur sa tête et caressa doucement ses cheveux. Après un court silence, cette personne lui chuchota. « Tu as raison, Aemeath. Je ferai de mon mieux. » « Alors… si on commençait maintenant ? » « D'accord. On commence maintenant. » Cette personne sourit. « Honnêtement, il me suffit d'être là, avec toi, pour avoir l'impression de me reposer. Allez, Cubes de Lahai-Roi. Tu commences. »
L'après-midi qui suivit l'annonce des notes de Rétro-ingénierie de la matière du néant, Aemeath et ses amies partagèrent un déjeuner étrangement lugubre. Les cheveux roux d'Alara, d'habitude si vivaces, semblaient avoir perdu leur éclat. Elle lâcha un maigre râle : « Pfff… même la bouffe de la cafétéria n'a plus bon goût ! » À ses côtés, Nova mâchait assidûment un plat non identifié. Elle lui répondit calmement : « Oui, on sait, ma pauvre, les notes piquent. Mais il faut être honnête : les plats de la cafétéria n'ont jamais été terribles. » Lynn semblait abattue par ses résultats, et Céleste tentait gentiment de la réconforter. Aemeath, elle, arborait une expression distante et distraite. Elle sirotait sa Géli-Folie aromatisée à la carte en discutant de tout et de rien avec ses amies synchronistes. C'est alors qu'Alara se tourna dans sa direction. « Aemeath ! Pourquoi est-ce que ça ne t'inquiète pas le moins du monde ? » Aemeath cligna des yeux. « Pourquoi ça ne m'inqui… Oh, pour les notes, tu veux dire ? » Elle resta silencieuse un instant, avant de balayer la question d'un revers de main. « Cette fois, tout le monde a eu à peu près la même note. La professeure Sakya s'est montrée trop stricte, mais ce n'est pas comme si on était vraiment si nulles que ça. Détendez-vous. » Au milieu de sa tirade, elle sortit un mouchoir de sa poche, qu'elle tendit à la plus sensible de la bande. « Tiens, Lynn. Ce n'est pas la peine de pleurer ! » Céleste s'empara du mouchoir, échangea un regard avec les autres, et murmura : « Tu n'as vraiment pas l'air d'en avoir grand-chose à faire, de ton avenir en tant que synchroniste. » En temps normal, qu'aurait fait Aemeath dans ces circonstances ? Elle aurait probablement blagué, changé de sujet, ou simplement ri pour apaiser l'atmosphère. Mais aujourd'hui, c'était l'anniversaire de cette personne, et elle ne pouvait s'empêcher de penser à elle. Pour une fois, elle oublia de cacher ses émotions à ses amies. « Être une synchroniste… Ce n'est qu'une possibilité. », dit-elle calmement. « Par comparaison, quelqu'un m'a un jour souhaité de vivre une vie heureuse et insouciante. À mes yeux, c'est plus important. Mes rêves ne sont pas aussi impressionnants que les vôtres, mais pour une fainéante comme moi, c'est normal de ne pas se fouler, non ? » « Sérieusement ? », lui demandèrent ses amies, les yeux rivés sur elle. Aemeath se contenta de sourire. « Sérieusement. » Mais c'était tout sauf vrai. Son véritable rêve était bien trop lourd, bien trop fier, bien trop absurde pour être déclaré à l'aide de mots calmes et mesurés. Chaque jour, il prenait de l'ampleur, et chaque jour, il s'enracinait au plus profond de son cœur. Pourtant, elle refusait de se l'avouer, car elle avait déjà accepté de tenir sa promesse. Si les bonheurs simples du quotidien suffisaient à la combler, alors jamais elle ne renoncerait à ce bonheur. Elle tiendrait parole, à moins que… Un pincement de joue sournois d'Alara l'extirpa à ses pensées. « Aïe ! Pourquoi est-ce que t'as fait ça ? » Aemeath protesta, mais ses mots étaient étouffés. « Petite menteuse », grogna son amie. « Bref… On va à la bibliothèque, cet aprèm' ? Révisions de groupe, ça te dit ? » Aemeath acquiesça. « Bien sûr ! » Dans des éclats de rire et des bousculades, Aemeath et ses amies se dirigèrent tranquillement vers l'ascenseur. Elles étaient encore jeunes, et elles avaient tout le temps de trouver des réponses. Dans cette académie débordant de prodiges, l'avenir s'étendait loin devant elles, rempli de possibilités infinies.
Aemeath marcha jusqu'au miroir, mais son reflet n'y apparut pas. Évidemment. Le monde entier avait coupé les ponts avec elle lors de sa mort. Un jour, les synchronistes avaient débattu de la nature de l'humanité. Pour Alara, c'était l'amour. Pour Nova, les souvenirs. Pour Céleste, le for intérieur. Pour Lynn, la foi. « Non », avait pensé Aemeath. « L'essence de l'humanité est la fréquence. » Dans son état actuel, c'était la seule façon d'expliquer sa condition. Était-ce à cause de sa résonance avec l'Exoarpenteur que sa nature même avait été altérée ? Son corps avait été déchiqueté dans la simulation du cockpit. Elle aurait dû être morte, mais pour une raison qu'elle ignorait, elle existait toujours. Elle ne se souciait plus de réfléchir à l'essence de l'existence, même si sa nature numérico-spectrale lui donnait tout le temps nécessaire à la contemplation. Malgré tout, Aemeath comprenait à présent quelque chose de beaucoup plus important. Lorsqu'elle avait pénétré le noyau du réacteur de l'Exoarpenteur, perché si haut dans le ciel, elle avait vu le message caché que celui-ci recelait. « Je comprends mieux », réalisa-t-elle. Le message n'avait jamais été lu, car il était placé dans un endroit inaccessible depuis le début. Seule elle, maintenant, synchroniste en résonance avec l'Exoarpenteur, pouvait le voir. Toute la zone souterraine s'appuyait sur ce « soleil » pour survivre. Il était donc évident que les peuples de Lahai-Roi n'avaient jamais eu la moindre chance de le découvrir. Devait-elle s'estimer heureuse ? Le contenu du message lui avait donné la chance d'accomplir sa propre vision, d'une manière, toutefois, qu'elle n'aurait jamais pu imaginer. Et pourtant, elle seule pouvait y parvenir. « Si je peux faire quelque chose, je le ferai. Je le dois. » Oui… C'est bien mieux ainsi. Aemeath pensa à cette personne et s'encouragea silencieusement. Elle avait l'impression de pouvoir être plus courageuse, plus déterminée. Bien sûr, elle n'était pas encore prête, mais cela n'importait guère. Elle avait encore le temps de se préparer. Dans ce sens, le destin lui avait déjà souri. Perdue dans ses pensées, elle se mit à fredonner une mélodie sans s'en rendre compte. C'était bien dommage, Étoile des neiges volantes ne pourrait pas sortir sa nouvelle chanson. Si elle avait su ce que l'avenir lui réservait, elle aurait au moins terminé de l'écrire. Le miroir ne réfléchissait pas son visage, et elle ne se vit pas sourire. C'était comme un coup de crayon qui avait dérapé, un dessin qui s'arrêtait net.
Tout était immobile. En se retournant, Aemeath le vit. Cela ressemblait à un œil, mais elle savait que cela n'en était pas un. Un trou noir, peut-être, selon la perception humaine. Mais pour quelqu'un qui avait résonné avec l'Exoarpenteur, c'était quelque chose de complètement différent : un « phénomène », rempli d'une substance en épanchement constant. Le collectif Trek-spatial l'avait baptisé « matière du néant », car il effaçait l'existence de tout ce qu'il capturait et absorbait. Du moins, c'était le cas, pour une approximation provenant d'êtres d'une dimension inférieure, comme lorsque l'humanité avait appelé cet « œil » Aleph-1. D'ailleurs, ce n'était pas la première fois qu'elle avait croisé son prétendu regard. De telles rencontres étaient inévitables, dans ses va-et-vient incessants entre l'espace du néant et le monde extérieur. Au fil du temps, elle avait appris à ne plus réagir. Cela étant, observer un tel phénomène laissait toujours une trace. Un vide. Un vœu tacite de mort. L'impression que rien n'avait jamais eu d'importance, face à un univers qui jamais ne répondait. Même la mort ne l'avait pas libérée de ces pensées. Et pourtant, après avoir dérivé au travers des ruines de civilisations déjà dénudées, après avoir affronté le regard de cet œil gigantesque, qui déformait l'espace-temps lui-même, elle se surprit à rire, d'une manière pratiquement hystérique. « C'est donc ça qu'{Male=il;Female=elle} recherchait ? » Son rire s'avérait plutôt jaune. « C'est ça… la vérité ? » Quelle absurdité. Tous les idéaux, toutes les visions qu'elle avait cultivés depuis sa plus tendre enfance s'étaient effondrés en un instant, vides de sens. Aemeath était épuisée. En elle grondait une douleur sourde, suivie de près par quelque chose de bien plus froid. « Et {Male=lui;Female=elle}, dans tout ça ? » « Le savait-{Male=il;Female=elle} ? » {Male=S'il;Female=Si elle} le savait, Aemeath était bien incapable d'imaginer comment {Male=il;Female=elle} avait continué d'aller de l'avant en portant le fardeau de ce savoir. Et {Male=s'il;Female=si elle} l'ignorait… alors jamais cette vérité ne pourrait l'atteindre. Elle devait être enterrée. Brisée. Effacée dans son intégralité. Cette inquiétude de glace se nicha dans son cœur alors qu'il brûlait d'une colère pure. Pour la toute première fois, elle comprit ce qu'était la haine. L'illusion de l'avion en papier qu'elle avait plié se déchira dans sa main. Elle en laissa les restes lui glisser entre les doigts, et les observa dériver au loin, couler dans le néant infini.
Aemeath gravit les marches sans la moindre précipitation et regagna son bureau. Le rêve avait dissipé en elle tout sentiment de repos qu'il pouvait lui rester. Cela étant, elle n'avait plus véritablement besoin de dormir. Les rêves n'étaient rien de plus que des souvenirs, joués dans un ordre différent. Demain, elle et {PlayerName} atteindraient le pied de l'Exoarpenteur. Elle ignorait ce qu'il allait alors se passer, mais elle savait une chose : elle voulait être prête. Les mots étaient la signification à qui on avait donné forme. Elle essaya donc de laisser quelque chose derrière elle. Ce qu'elle avait toujours voulu lui dire, mais qu'elle n'avait jamais eu le courage de prononcer à voix haute. Mais par où devait-elle commencer ? Elle pouvait lui raconter tout ce qu'il s'était passé au fil des ans : les moments brefs, les moments oubliables, les joies et les peines, les jours comme les autres, et tout ce qui avait façonné le monde. Ou peut-être qu'elle se plaindrait un peu. {Male=Il;Female=Elle} avait disparu depuis si longtemps que les choses qu'elle désirait partager avec {Male=lui;Female=elle} s'étaient accumulées, dans une attente infinie. Et si rien ne lui semblait pertinent, il leur restait leur périple. C'était un sujet d'écriture, au moins. Elle écrivit, puis effaça, puis écrivit encore. Au final, il ne resta qu'une ligne. « Je sais que si je lève les yeux, mon étoile me trouvera toujours. » Elle sauvegarda le message dans l'un des appareils de la pièce, le laissant à un futur où il serait peut-être découvert, ou bien ne serait jamais remarqué. Pour l'heure, un sentiment de satisfaction la comblait. {PlayerName} avait l'air {Male=heureux;Female=heureuse}. Étrangement, cela lui suffisait. Si possible, la vérité pourrait rester enfermée pour l'éternité. Tant que cette personne pouvait sourire sans crainte, il n'y avait rien qu'Aemeath ne pouvait endurer. Elle pouvait choisir d'être égoïste, ou elle pouvait choisir d'être gentille. Mais dès qu'il était question de famille, chacun protégeait toujours ce qui lui importait le plus. Aemeath ne faisait pas exception à la règle. Que la vérité existât ou non n'avait plus aucune importance. Tout ce qui importait, c'était que {PlayerName} puisse vivre dans la joie et la liberté. Cette pensée la fit réfléchir. Un léger sourire para son visage, et elle se rendit compte que tout cela n'était guère différent de la promesse qui l'avait liée par le passé. Le silence s'établit dans la pièce. Dehors, la neige tombait lentement, sans un bruit, et se répandait sur un monde qui attendait le printemps.
Sais-tu comment j'ai choisi le nom « Étoile des neiges volantes » ? Par pur hasard ! J'ai été frappée d'un éclair de génie alors que j'enregistrais un domaine pour mon site. Hé, au moins, j'ai tout donné sur le design du phoque de neiges volantes ! Mes fans en ont même fait des produits dérivés officiels, et les prix explosent sur le marché ! C'est dingue, j'ai disparu depuis des lustres, mais mes produits continuent de s'écouler.
Au plus profond de la Tempête de néant, il m'arrive parfois de croiser le regard de cet « œil » vide, animé d'une faim insatiable de mort, inconscient et silencieux. C'est ce monde périlleux que rêvent d’explorer les étudiants de l’Académie Brandétoile. D'un prodige à un autre, ils se mettent en quête de la vérité comme des phalènes attirées par les flammes. Est-ce que je me vois en eux ? Ahah, comment le saurais-je ? Je suis juste une étudiante qui traverse une phase sentimentale.
Je me rappelle ces nuits d'orage. Le souvenir de la disparition de mes parents me maintenait inlassablement éveillée, mais tu me racontais tes histoires, en me tenant la main jusqu'à ce que je m'endorme. La chaleur de ta paume apaisait toutes mes peurs. J'adorais tes récits, leurs rebondissements, leurs périls… jusqu'à ce que je réalise qu'ils étaient issus de tes propres expériences. Ce jour-là, je me suis dit : « Je ne veux plus entendre ces histoires. Tout ce que je veux… c'est te savoir {Male=heureux, sain et sauf;Female=heureuse, saine et sauve}. »